Une Union sera bien créée autour de la Méditerranée. Les dirigeants des Vingt-sept ont accepté jeudi soir le projet de Nicolas Sarkozy. Il ne s'agira cependant pas d'une "Union méditerranéenne" promue par le président français, mais d'une "Union pour la Méditerranée" (UPM). Cette différence de terminologie reflète les dissensions au sein de L'Union européenne. Après de nombreuses oppositions, notamment entre l'Elysée et la chancelière allemande, Angela Merkel, un consensus a finalement été trouvé qui permettra de lancer officiellement l'UPM en juillet prochain.
Nicolas Sarkozy avait imaginé une union rassemblant les 22 riverains de la mer Méditerranée. Ses collègues européens avaient alors refusé d'être exclus et demandé à ce que le projet soit européen. L'UE est déjà engagée dans le "processus de Barcelone" depuis 1995. Une Union méditerranéenne aurait affaibli ce processus, le privant notamment de fonds communautaires qui l'alimentaient. Tous les pays européens seront donc partie prenante de l'UPM. La Commission européenne retrouve aussi un rôle dans le projet, plus important que le pilotage qui lui était attribué à l'origine.
Lancement à Paris le 13 juilletEn élargissant l'Union, le président français a pu trouver le consensus. Manuel Barroso, le président de la Commission a soutenu le projet. l'UPM revient essentiellement à une relance du processus de Barcelone, rebaptisé parité Nord-Sud. L'accord met l'accent sur la coopération régionale, avec la volonté de présenter des projets emblématiques, comme la dépollution de la Méditerranée ou la lutte contre les feux de forêt.
Quelques détails restent à régler d'ici le 13 juillet, date du lancement officiel de l'UPM lors d'un sommet réunissant les chefs d'Etat à Paris. Et ces détails pourraient tenir du casse-tête. Ainsi de la présidence de l'Union. L'accord prévoit en effet une co-présidence, partagée entre chaque rive. La question d'Israël devra alors se poser. Les Etats arabes accepteront-ils d'être représentés par Tel Aviv? La question sera épineuse. "L'objectif n'est pas de résoudre les problèmes du Moyen-Orient ou le conflit israélo-palestinien", a averti le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays préside actuellement l'UE.
Las, la nouvelle union doit être un projet pleinement européen pour être pleinement soutenu.
En devenant Union pour la Méditerranée, l'Union méditerranéenne est devenue le prolongement du processus de Barcelone.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire