Un revers personnel pour Nicolas Sarkozy? L'opération était hardie. Dans un discours adressé au chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) Manuel Marulanda, le président de la République exhortait le vieux guérillero à libérer la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt et décidait, dans la foulée, d'envoyer une mission humanitaire, qualifiée par certains de "dernière chance", pour tenter de forcer la main aux Farc. Sans contact préalable avec la guérilla colombienne.
La mission humanitaire, dépêchée par Paris, s'était posée le 3 avril dernier sur le tarmac de l'aéroport de Bogota. Depuis, la France, appuyée par l'Espagne et la Suisse, attendait une réponse de la guérilla. Celle-ci est venue mardi soir, par le biais d'un communiqué diffusé sur internet. Les Farc estiment, de façon laconique, que : "La mission médicale française n'est pas raisonnable, d'autant qu'elle ne découle d'aucun accord", précisent les Forces armées révolutionnaires de Colombie dans ce texte daté du 4 avril. Et de conclure: "Nous ne cédons pas au chantage ni aux campagnes médiatiques."
Ca c'est du négoce façon...
Les rebelles marxistes réclament de nouveau la création d'une zone démilitarisée dans la jungle afin de faciliter un éventuel échange d'otages contre des militants détenus dans les prisons colombiennes. Le président colombien Alvaro Uribe a maintes fois rejeté cette idée, affirmant ne pas vouloir offrir aux rebelles l'occasion de regrouper leurs forces.
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