Si Jean-Luc Melenchon n'existait pas, il faudrait l'inventer. Il manquait effectivement, dans le paysage politique français, un défenseur de la vision chinoise sur le Tibet, vu que les communistes français ont, depuis longtemps, renoncé à jouer ce rôle vis-à-vis de leurs ex-camarades chinois. Les journalistes chinois à Paris ne s'y sont pas trompés, qui cherchaient mercredi matin à l'interviewer de toute urgence...
Le sénateur socialiste a lancé sur son blog, puis sur Europe1 mercredi, une diatribe contre les manifestations anti-JO, contre Robert Ménard, le patron de Reporters sans frontières, et contre le dalaï lama, dont il attribue le capital de sympathie en France à une trop grande lecture de "Tintin au Tibet"... Et de se lancer dans une envolée hasardeuse sur l'histoire du Tibet et de la Chine, qui reprend fidèlement l'historiographie officielle de Pékin, contestable et discutable. Avec une conclusion stupéfiante, mercredi matin sur Europe1:
"Parler d'invasion en 1959 pour qualifier un événement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant."
Outre le fait que, pour quelqu'un qui veut donner des leçons d'histoire du Tibet, il se trompe de neuf ans vu que c'est le 7 octobre 1950, et pas en 1959 (il confond avec la fuite du dalaï lama en Inde) que les troupes chinoises ont envahi le Tibet, c'est une drôle de vision qu'avance le sénateur de l'Essone, où la force de la révolution avance avec des chars. Morale de cette histoire, version Melenchon:
"Ce qui se fait est une insulte gratuite et injustifiée contre les millions de Chinois qui ont voulu et préparent activement les Jeux. Pour moi il flotte un relent nauséabond de racisme sur cette marmite!"
Comme quoi, les cons, y en a partout...
Un conseil, fermez votre gueule de temps en temps monsieur Mélenchon.
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