dimanche 29 juin 2008

Afghanistan : Sarko surprend l'opposition par ses annonces.

L'Afghanistan c'est invitée dans l'Hémicycle. Les députés, puis les sénateurs, ont en effet débattu du renfort des troupes françaises présentes sur le sol afghan. Une hypothèse annoncée comme une décision déjà entérinée, lors du discours de Nicolas Sarkozy devant les parlementaires britanniques, à Londres. "Nous ne pouvons pas accepter un retour des taliban et d'Al-Qaïda à Kaboul. La défaite nous est interdite (...) La France proposera lors du sommet de Bucarest [le sommet de l'Otan qui se déroule du 2 au 4 avril, de renforcer sa présence militaire" en Afghanistan, avait-il ainsi déclaré.
Le contingent tricolore pourrait ainsi passer de 2 000 à 3 000 hommes.

Cette décision a provoqué la colère de l'opposition, qui reproche au chef de l'Etat d'être mise devant le fait accompli. Face aux critiques, le gouvernement avait proposé une discussion au sein des seules commissions parlementaires. Un scénario rejeté par la gauche, qui a finalement obtenu l'organisation d'un débat mardi à l'Assemblée nationale puis au Sénat.
Mais aucun vote ne viendra clore le débat. Formellement, aucune disposition de la Constitution française n'oblige le président de la République, chef des armées, à consulter le Parlement sur l'envoi de troupes à l'étranger. L'article 35 prévoit ainsi que "la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement", mais il ne s'applique pas aux opérations militaires extérieures.

Enfin un article de la constitution qui conforte le petit Nicolas dans son hyperprésidence.

Monsieur Sarkozy si votre idée est d'éliminer toute résistance talibane, alors il faudra vraiment mettre les moyens et surtout ne pas y aller seul.
Alors n'essayez pas de jouer les va t'en guerre. Texas Georges Walker Bush en sait quelque chose.

Aucun commentaire: