Nathalie Kosciusko-Morizet a passé des journées assez agitées. La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a allumé le feu dans la maison UMP par de fortes accusations à l'encontre de son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo et du président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé. L'incendie a finalement été éteint dans la soirée, François Fillon ayant déclaré l'affaire close. Mais NKM a dû passer en revue toute la palette des émotions dans la journée.La première d'entre elles fut la colère. Dans les colonnes du Monde, la secrétaire d'Etat a dénoncé "le concours de lâcheté et d'inélégance" auquel se prêteraient Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé. Selon elle le premier "se contente d'assurer le minimum" quand le second "essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe". Et de lancer, un rien amère: "J'en ai marre d'être confrontée à une armée de lâches. (...) Manifestement, Copé n'arrive pas à tenir le groupe. (...) Quant à Jean-Louis Borloo, j'attends avec impatience qu'il vienne exprimer la 'parole unique' du gouvernement dans l'Hémicycle. Quand il veut, il vient."Fillon exige des excuses Les députés de droite lui reprochaient d'avoir implicitement approuvé les amendements de l'opposition sur le projet de loi sur les OGM en discussion à l'Assemblée nationale. La secrétaire d'Etat, en effet, s'en était remise à la "sagesse" de l'Hémicycle pour juger l'un des amendements, une position sibylline ressentie comme une approbation de l'initiative de l'opposition.
L'effrontée s'est fait taper sur les doigts. Après avoir semé la zizanie dans les rangs de la droite par des déclarations fracassantes, Nathalie Kosciusko-Morizet a dû faire amende honorable. La journée mouvementée de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie s'est finalement achevée par son investiture officielle en tant que secrétaire générale adjointe à l'UMP.
Bienvenue dans la cour des méchants ma belle dame...
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