C'EST ARRIVELa "Grande muette" a parlé. Un peu. Après la libération des trente membres de l'équipage du Ponant vendredi en fin de matinée, dont vingt-deux ressortissants français, l'armée française a dévoilé quelque peu son modus operandi lors d'une conférence de presse donnée dans l'après-midi.
Une semaine après le début de la prise d'otages, les familles ont été rassurées, et l'armée satisfaite. Une satisfaction visible sur les visages de l'état-major français et palpable dans les propos qu'ils ont tenu devant la presse.
"C'est la première fois qu'un acte de piraterie dans cette zone se termine aussi vite, la première fois aussi qu'une partie des pirates a pu être appréhendée", a déclaré en préambule le vice-amiral Edouard Guillaud.
Le militaire a précisé par ailleurs que le président de la République avait été, durant toute l'opération, informé heure par heure et qu'une réunion quotidienne permettait au chef de l'Etat, qui a joué pleinement son rôle de chef des armées, "de donner des ordres précis, écrits et adaptés à l'évolution de la situation".
Edouard Guillaud a poursuivi en expliquant que l'intervention de l'armée était conditionnée à "deux lignes rouges", la première étant la maltraitance des otages, la seconde que les otages ne soient pas séparés. Une rançon de deux millions de dollars?
Le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, a expliqué avec quelques détails, le déroulement de l'opération.
"Ce matin à 11 heures, les deux parties, les pirates et l'armateur se sont mis d'accord sur le protocole: libération des otages et restitution du Ponant. L'opération a pris une petite heure a- t'il indiqué . "Les pirates ont regagné la terre ferme et nous les avons pistés, nous permettant ainsi, par une action héliportée, d'intercepter la moitié du commando dans le respect strict des instructions du président", a poursuivi le militaire.
Sale temps pour des pirates.
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