Alors que l'Etat hébreux célébrait son 60e anniversaire, son chef de gouvernement était au coeur d'un scandale.Ehoud Olmert était en effet visé par une enquête sur des sommes versées par Morris Talansky, un homme d'affaires new-yorkais, proche du Premier ministre depuis leur participation commune à une récolte de dons pour un hôpital. Ehoud Olmert a cependant gagné le surnom de "l'Indestructible" l'année dernière dans une autre affaire de corruption. De nombreux observateurs voyaient alors sa démission imminente. Mais le gouvernement n'avait pas plié et le Premier ministre est aujourd'hui encore en poste. Il affiche maintenant une sérénité face aux affaires.
"Je le dis à chacun dans les yeux: je n'ai jamais pris de pots-de-vin, je n'ai jamais empoché un centime pour moi-même", a déclaré Ehoud Olmert jeudi à la télévision. Il a expliqué que l'argent liquide, plusieurs centaines de milliers de dollars selon une source judiciaire, avait servi à financer des campagnes électorales à Jérusalem en 1993, 1998 et des campagnes internes dans son parti d'alors, le Likoud, en 1999 et 2002. Morris Talansky s'est aussi défendu de toute corruption. "Je n'ai jamais été impliqué en politique", a assuré l'homme d'affaires. "Tout est OK. Je ne vois pas pourquoi on en fait tout un foin."
Dans la tourmente, Ehoud Olmert reprend la ligne inflexible qu'il avait adoptée en 2007. "J'ai été élu par vous, citoyens d'Israël, pour être Premier ministre. Je n'entends pas fuir cette responsabilité", a-t-il explosé. "Cependant, même si la loi ne m'y oblige pas, si le procureur général décide de m'inculper, je démissionnerai."
Et si il jugeait cependant une telle inculpation peu probable.
Les proches de l'ancien maire de Jérusalem accusent l'extrême-droite de vouloir saper le processus de paix déjà précaire, lancé à Annapolis en novembre dernier. Gideon Sahar, un proche du chef du Likoud Benjamin Netanyahou, a en revanche souhaité la démission d'un Premier ministre "indigne" en dénonçant un parti Kadima "noyé jusqu'au cou dans la corruption". Les réactions de deux poids lourds du gouvernement, Tipi Livni et Ehoud Barak, sont encore attendues. La coalition est en effet très fragile. Barak est pressé par certains membres du parti travailliste de démissionner. La chute de la coalition conduirait cependant à des élections anticipées, risquant de mener à une victoire de la droite de Netanyahou. Cette menace pourrait sauver à nouveau Ehoud Olmert, qui d'indestructible pourrait devenir insubmersible.
Et si il jugeait cependant une telle inculpation peu probable. Rhoud Olmert ne s'attendait pas à être dégagé. Car des voix se sont lévés pour demander la démission du Premier ministre,
qui sera remplacé par Tipi Livni, l'ex ministre des Affaires étrangères.
qui sera remplacé par Tipi Livni, l'ex ministre des Affaires étrangères.
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