Le Jeudi 12 Juin 2008, le président Hamid Karzaï s'est rendu à Paris pour assisté à la conférence de Paris sur l'Afghanistan. Conférence durant laquelle l'Afghanistan va demander à la communauté internationale une enveloppe de 50 milliards de dollars sur cinq ans, pour réparer les dégâts de la double guerre lancée par George Bush contre Al-Qaida et les taliban.En échange de quoi, la communauté internationale devrait demander au président afghan Hamid Karzaï un effort dans sa lutte contre le terrorisme.
Devant la faiblesse des autorités locales et le constat d'échec des puissances étrangères dans leur chasse à Ben Laden, la guerre d'Afghanistan se révèle être un gouffre sans fin.
Si Kaboul est partielement libérée de l'emprise des taliban, le pays peine à se reconstruire.
En effet comment savoir si derrière un Afghan ne se cache pas un taliban.
Mais parmi les acteurs présents à Paris, la France est l'un des rares à concevoir la nécessité d'une « stratégie globale » de reconstruction du pays. Une stratégie qui prendrait autant en compte la guerre contre le terrorisme que l'aide économique, l'action des ONG ou la lutte contre la corruption.
"Des actions qui devraient être chapeautées par un seul représentant de la communauté internationale au sein du gouvernement afghan. Le britannique Paddy Ashdown, qui s'était illustré en Bosnie, devait être investi par l'ONU à un tel poste. Mais Hamid Karzaï, qui veut éviter de dépendre d'une haute autorité internationale, a bloqué cette nomination."
Vous devez savoir cher monsieur Karzaï que pour obtenir cette enveloppe, il va falloir accepter un contrôle plus accru des grandes puissances dans sa politique intérieure de votre pays.
En effet personne ne souhaite qu'un seul euro accordé par la communauté passe entre les mains des talibans et autres extrémistes.
C'est pourquoi il est hors de question de vous signer un chèque en blanc.
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