Dans la spirale de la crise comme nombreuses autres banques, Citigroup, la deuxième banque des Etats-Unis, a confirmé la suppression à court terme de 52.000 emplois. Un choix drastique qui devrait concerner plusieurs dizaines de pays. Le but du processus consiste à réduire les dépenses du groupe d'environ 20%. En attendant, à Wall Street, le titre plonge encore.
Citi Bnak entend s'adapter à l'activité dans un contexte de crise financière et économique. Elle entend également poursuivre ses plans de réduction de l'exposition aux actifs à risques. Une voie salutaire, même si, pour de nombreux analystes, le retour à la rentabilité ne devrait pas intervenir avant 2010.Citi employait 352.000 personnes à fin septembre. L'objectif est de ramener ce niveau d'effectifs proche des 300.000. La réduction d'effectifs devrait se faire par le biais de départs naturels, de cessions d'unités mais aussi de licenciements. Dans l'ensemble du secteur financier, ce sont plus de 100.000 emplois qui ont déjà disparu du fait de la crise actuelle. Le groupe new-yorkais, dirigé par Pandit depuis décembre, avait lui comprimé ses effectifs de 23.000 postes entre janvier et septembre. Divisé par trois depuis le début de l'année, le cours de bourse de Citi avait encore perdu environ un tiers de sa valeur durant les deux dernières semaines. Ce lundi, il s'oriente à la baisse du côté de Wall Street pour une capitalisation boursière de 52 milliards de dollars, soit deux fois supérieure seulement aux 25 milliards de dollars de capital reçus par le Trésor américain dans le cadre du plan Paulson.
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