Cette fois c'est fait et il n'y aura plus de rebondissements. Le tribunal arbitral chargé de trancher définitivement le litige vieux de 13 ans entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, représenté par le Consortium de résiliation (CDR), chargé de gérer les passifs de l'ancienne banque nationale, a rendu sa décision.Cette décision est à l'avantage de l'ancien homme d'affaires et politique qui va en effet toucher la somme astronomique de 285 millions d'euros, en raison de son préjudice subi lors de la cession d'Adidas.
Flash back Retour en 1992-1993. Propriétaire de la marque aux trois bandes depuis 1990, le Groupe Tapie décide de la vendre en raison de pertes colossales. Il confie la vente à la SDBO, filiale du Crédit Lyonnais, et dont Bernard Tapie est le client depuis 1977 en cédant ses parts pour 318 millions d'euros (2 milliards de francs à l'époque). En décembre 1994, grâce à un montage financier complexe, la banque avait revendu ces parts d'Adidas à Robert-Louis Dreyfus pour l'équivalent de 708 millions d'euros. Estimant que le Crédit Lyonnais avait été derrière cette affaire, Bernard Tapie avait alors porté l'affaire en justice.
Il aura donc fallu attendre juillet 2008 pour obtenir gain de cause. Le Tribunal arbitral a estimé que deux fautes avaient été commises par les filiales du Lyonnais: "d'une part, un manquement à l'obligation de loyauté incombant au mandataire, en n'informant pas suffisamment le mandant, d'autre part, une violation de l'interdiction, pour la banque mandataire, de se porter contrepartie en achetant, directement ou indirectement, le bien qu'elle est chargée de vendre". Et a donc fixé à 240 millions d'euros le manque à gagner pour le groupe Bernard Tapie, et à 45 millions d'euros le préjudice moral.
Vendredi 11 juillet, le tribunal arbitral a attribué une bourse de 285 millions d'euros l'ancien président de l'OM.
Pour moi cela correspond au feed back du président Sarkozy envers un homme qui n'était son ami, mais qui l'a ouvertement soutnu pendant la campagne présidentielle au grand étonnement de tous les sympathisants de gauches.
Ce qui me rassure c'est qu'une part très substantielle retournera en pratique vers les caisses publiques compte tenu de la créance que détient le CDR sur la liquidation, et des impôts dus par celle-ci.
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