Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, toutes les centrales syndicales se sont en effet mises d'accord pour défiler derrière la même bannière, le 1er mai prochain.
Reçus dans la matinée du 30 Mars 2009 par Nicolas Sarkozy afin d'évoquer la réunion du G20 qui se tient cette semaine à Londres, les dirigeants syndicaux se sont ensuite réunis dans l'après-midi au siège de CFDT pour définir la suite à donner à la mobilisation du 19 mars. Et ils entendent frapper fort. Le 1er mai, tous les Français sont donc appelés à descendre dans la rue "pour peser sur le gouvernement et le patronat", peut-on lire dans un communiqué.
Une union syndicale historique. Jamais en effet les syndicats n'avaient défilé tous ensemble. Depuis sa scission avec la CGT, en 1948, FO défile habituellement seule lors de la fête du travail. En 2002, elle avait fait exception lors de l'accession du président du Front national au deuxième tour de la présidentielle, mais la CFTC avait alors décidé de faire bande à part. La crise économique actuelle a donc eu raison de certaines inimitiés et autres luttes d'intérêts. "Quand on est engagé dans la construction d'un rapport de forces vis-à-vis d'un pouvoir politique et d'un patronat parmi les plus durs qu'on ait connus, il faut trouver des modalités de mobilisation qui vont permettre à un maximum de gens de s'engager", estime Maryse Dumas, de la CGT.
Le gouvernement a en effet déjà exclu tout plan de relance de la consommation, expliquant qu'il fallait attendre que les mesures déjà annoncées entrent en vigueur. Du côté des syndicats, les revendications sont maintenues: abandon de certains allègements fiscaux pour les plus favorisés, du subventionnement des heures supplémentaires et des suppressions de postes de fonctionnaires. Ils réclament aussi une augmentation du salaire minimum, l'ouverture de négociations salariales dans les entreprises et des mesures pour les chômeurs.
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