
Vous alliez vers Nicolas Sarkozy, il vous a lâché…
J’ai toujours été libre, et c’est lui-même qui s’est abandonné. C’est un problème vis-à-vis de lui, de la parole qu’il avait donnée, et de ce qu’il construisait. En ne me nommant pas à la Halde, il a cédé à la pression de la classe politique, qui voulait le faire rentrer à la maison. C’est la fin d’un cycle. Il reste le Président. Mais ce qu’il avait commencé à montrer de différent s’est effondré dans ces élections régionales et dans les décisions qu’il a prises ensuite.
Vous étiez si important?
Je n’ai été qu’un abcès de fixation, le prétexte d’une droite conservatrice pour faire plier un Président en situation de faiblesse. Les politiques ne s’intéressent pas à la Halde, ni aux discriminations. Mais ils voulaient en finir avec la subversion de l’ouverture. Je n’ai jamais cru que l’ouverture, c’était le débauchage de talents individuels, mais la construction d’une ligne politique, pour faire bouger cette société. Nicolas Sarkozy a le tort de n’être soutenu que par l’UMP. Il aurait dû provoquer des candidatures législatives "majorité présidentielle" en 2007.
Vous êtes victime du racisme?
Je suis français et homme politique. Et les Français ne supportent plus les polémiques sempiternelles sur le racisme. Ils en sont écœurés. Ils ont l’impression, justifiée, que ces questions sont instrumentalisées pour éluder les vrais problèmes : la question des ghettos, par exemple. C’est pour cela que je n’ai pas surréagi aux propos de Gérard Longuet contre moi. (Source JDD)
Que chacun pense ce qu'il veut, pour ma part monsieur Boutih à la Halde, c'est simplement une position opportune...
Enfin
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