mercredi 26 novembre 2008

PS : And the winner is AUBRY!!!!!!!

Après toutes les turpitudes de liés au résultat de ce scrutin direct, la démocratie l'a enfin emporté.

Mardi soir à la Mutualité, s'est réuni le conseil national du PS. Le rapport de la commission des résolutions a été adopté à une assez large majorité, et a validé l'élecion de Martine Aubry au poste de première secrétaire du PS", annonce à la tribune Catherine Tasca. Les premiers mots de la nouvelle première secrétaire, ont été, comme elle l'a souligné plus tard en conférence de presse, pour sa rivale malheureuse Ségolène Royal.

"Je veux dire à Ségolène qu'on va ensemble gagner pour les Français (...) Je veux dire à Ségolène, et à ses amis, dont je comprends la réaction, puisque nous avons tous défendu nos convictions, (...) qu'il faut accepter que dans un grand parti démocratique, on puisse penser différemment en se faisant confiance", a -t-elle lancé, devant une salle acquise à sa cause. La maire de Lille, dans ses habits de patronne du PS, a ensuite rendu hommage à Royal, dont "chacun connaît la ténacité et le talent" et annoncé son intention de la rencontrer, "si elle l'accepte".

Et de continuer son discours par une ode au rassemblement, car son "devoir majeur", maintenant qu'"une ligne politique a été arrêtée", c'est d'être "unis". "Rassemblons-nous", a-t-elle lancé en conclusion. La salle est debout, les applaudissements fusent mais déjà, les couteaux sont tirés. Les royalistes dénoncent à l'unisson -Jean-Louis Bianco, Manuel Valls et Vincent Peillon, notamment- "le déni de justice" que représente cette confirmation. Le député de l'Essonne est même allé un peu plus loin plus tard, expliquant, rageur, qu'"il y aura bien évidemment des tribunaux qui seront saisis" pour contester le vote.

A l'extérieur, rue Saint Victor (Paris, 5e), plusieurs dizaines de militants pro-Ségolène Royal scandent "Démocratie, démocratie", d'autres leur répondent: "Unité, unité!". Le ton est donné.

Des mots d'apaisement qui n'ont visiblement pas convaincu les royalistes. Grâce à un chassé-croisé astucieux -Martine Aubry a quitté la salle par une porte, Ségolène Royal est entrée par une autre- la présidente de la région Poitou-Charentes a pris place en salle de presse, encadrée par une foultitude de caméras et de photographes, et son équipe de campagne. Les habituels Valls, Peillon, Belkacem, Mennucci, tous, le sourire aux lèvres... Ses premiers mots sont forts et donnent le ton de sa déclaration. "Nous avons mené une très belle bataille et cette bataille continue"... Comme au soir de sa défaite à l'élection présidentielle, sur le toit de Solférino, où, au lieu de reconnaître sa défaite, elle promettait "d'autres victoires". Ségolène Royal a dit, et répété, représenter "la moitié des militants et peut-être même plus", un "exploit puisque nous avions la totalité de l'ancien appareil contre nous". Elle a ensuite -enfin- prononcé les mots que ses "camarades" socialistes attendaient: "L'heure est au rassemblement (...) Nous allons apporter toute notre énergie à la nouvelle direction", a-t-elle lancé, sans prononcer une seule fois le nom de Martine Aubry.
Mais ces mots d'apparente réconciliation ont immédiatement trouvé une limite, franche, nette: "Chaque fois que la direction du Parti socialiste prendra des décisions qui iront dans le sens de ce que nous avons défendu devant les militants, nous la soutiendrons. Chaque fois qu'elle n'ira pas dans ce sens, nous essaierons de la convaincre". Le sourire était de mise mais tout le monde a compris le message: Ségolène Royal et son équipe ne lâchent rien et n'ont aucunement l'intention de faciliter la tâche à Martine Aubry. Mieux, elle se place en première opposante, au sein du premier parti d'opposition, avec en bandoulière cette "majorité de militants", qui remplacent les "17 millions d'électeurs qui avaient voté pour elle" le 6 mai 2007, longtemps présents dans ses discours.

C'esst incroyable, les royalistes se posent en "opposants du PS ", ce qui devrait compliquer la tâche de Martine Aubry dans un parti déjà difficilement gouvernable, puisque le conseil national est coupé, grosso modo, en quatre quart.

Et à ceux qui dise Martine Aubry n'a pas de majorité politique, mais une majorité de circonstance, hétéroclite et que ses propres troupes sont limitéesse trompent.

Même si l'essentiel de ses soutiens sont fabiusiens et strauss-kahniens. ce n'est certe pas Bartolone et Cambadélis les premiers secrétaire du PS. Et il n'est pas certain non plus que cettemajorité se divise sur tous les grands sujets.

Et même si l'existence de camps au PS et nouveau, c'est une situation qui était prévisible au vu des attitudes des uns et des autres durant toute cette campagne. Deux camps avant le conseil national, deux blocs après la proclamation de Martine Aubry... la cohabitation débute donc.

Une chose m'a tout de même frappé durant ce tragique épisode de la démocratie avec ces parfois douteux rouages.

En effet j'ai été marcué par le manque de fairplay du camp de Ségolène Royal. Des personnes que je trouvais justes et honorables se sont révélés être de biens mauvais perdants.

Honte sur vous messieurs Bianco, Valls, Peillon, honte sur vous ...
Le plus triste c'est que vous monsieur Peillon avait la capacité un futur leader de ce parti. Mais aujourd'hui je ne vous regarde plus de la même façon.
Ainsi va la politique, demain les électeurs du PS auront oublié.
Merci Aubry, you did it, you did it, c'est gagné comme dirait Dora....
Congratulation

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